- Zézette Pigloù, sur la photo signale que Virus, son petit frère et leur père Luis* enquêtent actuellement, pour le n°0 du magazine :El' F.A.A-zine Revival, sur l'affaire des poupées galloises de 60 mètres de haut, à suivre... - *Nous ne savons à quoi ressemble ce dernier alors si vous une photo, transmettez... ...christian.dequesnes@orange.fr
L'accordéoniste
de légende du Zydéco de
Louisiane.
" Ma
musique, c’est pas compliqué. C’est rien que des danses
françaises
avec
un peu de swing pour faire bouger les gens."
D'où vient le Zydéco ?
Ce genre musicale d'un blues joyeux popularisé
par Clifton Chenier. Les Cadiens (Cajuns en anglais,
qui se prononce cadjin),
forment un groupe ethnique en Louisiane dont
les descendants sont les Acadiens,
qui ont été déportés durant la seconde moitié du siècle 18 en provenance de l'Acadie, soit aujourd'hui la, l'Îles-du-Prince-Edouart et
le sud du Nouveau-Brunswick au Canada.
L'Acadiane,
en Louisiane,
est un territoire officiellement reconnu qui abrite la
grande majorité des Cadiens. La déportation des Acadiens est
une période historique marquante de l'histoire acadienne. Elle fait
elle-même partie d'une période plus large de l'histoire de l'Acadie que l'on nomme : Grand Dérangement.
« Cajun » est
l'orthographe utilisée dans le monde reprise à tort par la plupart des francophones hors de Louisianecar
c'est en fait une déformation péjorative d' "acadien". Les Louisianais préfèrent d'ailleurs l’orthographe « cadien(ne),
quoique la prononciation locale s’apparente parfois à« cadjin(e) ».
La musique cadienne est
une forme de musique francophone traditionnelle de Louisiane aux
influences multiples (folk, blues, musique créole),
traditionnellement interprétée au chant, mélodéon, violons,
guitare et 'tit fer (triangle). Elle est encore vivante et chantée
en français, même si la pression anglophone est grande.
Le zarico,
(ou zydeco), est un genre musicalapparu à l'aube des années 1930 en Louisiane,
proche parent de la musique cadienne,
incluant de nombreuses influences blues, rythm'n blues et rock'n roll par la suite (joué
par des Cadiens et Créoles noirs noirs
de Louisiane). Il trouve ses origines dans un vieux style de rythme
appelé « LA-LA » qui n'existe plus. L'instrument de
prédilection est l'accordéon.
Le mot zarico viendrait
de la perception anglo-américaine d'un morceau traditionnel « Les
haricots sont pas salés »,
devenu par la suite, « zarico », tout court. Le zarico se
dit zydeco en anglais. Le zydeco,
mais aussi donc parfois nommé « zaricot », est une
musique traditionnelle apparentée, au rythme plus syncopé,
incorporant plus d'influences africaines, de musique soul, rythm'n blues et blues.
Le terme provient, nous l'avons vu d'une chanson, "Les Haricots
sont pas salés", une sorte de blues pour désigner que les
temps sont durs du fait qu'on n'a même pas de la couenne à mettre
avec les haricots. À l'origine, le zarico était uniquement chanté en français (et non en créole) ; puis au fil des décennie des mots et des expressions créoles et anglaises sont venues prendre place dans le zydeco dont le plus digne et célèbre représentant est :
l'accordéoniste virtuose et chanteur Clifton Chenier.
Clifton Chenier est né à Opelousas,
près de Lafayette, le 25 juin 1925, -
mort à Lafayette le 12 décembre 1987)
est un sacré musicien de zydec,
un mélange de musique cadiene et créole avec
des influences jazz, blues.
Ces premiers enregistrements sur lesquels il chante et joue
l'accordéon,
datent de 1954 et on le présente à tord souvent comme étant le
premier à utiliser cet instrument pour jouer du blues mais c'est
faire peut de cas que d'affirmer cela car des enregistrements
fondateur de la musique cajun dés la fin des années vingt et dans
les années trente témoignent que d'autres musiciens de Louisiane
ont utilise l'accordéon bien avant Clifton Chenier [ Joe
Falcon-1928, Mayuse Lafleur-1928, Dewey Segura-1928, Adam
Trehan-1928, Angelus La jeunne-1929, Amedde Breaux-1929, Amedee
Ardoin-1929, Delin T. Guillory-1929, Bixy Guidry-1929, Oscar
Doucet-1929, Bartmon Montet-1929, Joe Creduer-1929, Nathan
Abshire-1935, Joseph Fabacher-1937 ].
Clifton
Chenier a appris très jeune à jouer de l'accordéon grâce à son
père Joseph. Il commence à jouer dans les bals du
samedi soir avec son frère Cleveland à la washboard - "planche à laver",
instrument de musique que l'on nomme "frottoir" en Louisiane).
En 1945, Clifton Chenierquitte
la ferme familiale pour aller travailler dans les champs de canne à
sucre. Il part ensuite vers Lake Charles rejoindre
son frère Cleveland. Il y rencontre d'autres musiciens
de zydeco et
il va parfaire son style qui devient bientôt très vite tout à
fait personnel, reconnaissable car terriblement entraînant et
joyeux même si les paroles des chansons ne sont pas toujours
particulièrement gaies, ça reste du blues ! Véritable virtuose
dans son style inimitable les interprétations de Cliftons Chenier
offrent toujours une part importante à l'improvisation comme le
témoignent ses forts nombreux enregistrements en concerts.
Sa
carrière professionnelle commence en 1954,
quand il signe avec Elko Record et enregistre Cliston's
blues (sous
le nom de Cliston
Chanier),
il connait un succès local. Il continue avec Ay-téte-fee (Hé,
petite fille,
l'orthographe du titre cadien a connu beaucoup de variantes !)
qui le fit connaître plus largement et lui confére une certaine
notoriété. Il fait de nombreuses tournées avec les Zydeco
Ramblers et
signe avec Chess Records de
Chicago en 1956.
Le label Chess [ Sonny Boy Williamson, Howlin' Wolf, Muddy Waters,
Chuck Berry... ] ne fait pas vraiment la promotion de ses disques.
Il le quitte en 1958 et
s'installe à Houston.
Il
signe enfin chez Arhoolie Records (excellent label de blues) en 1964 qui
élargit son audience au public blanc. L'Europe l'accueille
en 1969à
l' American Folk Blues Festival et
il devient populaire en Europe, en France particulièrement.
En 1973 il
réalise la bande sonore du film d'Alain Corneau France société anonyme.
En 1979 on
lui diagnostique un diabète grave
et on doit l'amputer d'un pied mais il continue d'enregistrer et de donner des concerts.
Sa
carrière est couronnée, enfin au Etats-Unis par un Grammy Award en 1983.
Il
meurt en 1987 d'une
maladie des reins.
Il
a enregistré plus de quarante albums dont une douzaine sont parus
après sa mort.
Discographie
Clifton
Sings the Blues (2004) .
Louisina
Blues & Zydeco/Bon Ton Roulet (2001)
Live
at Grant Street (2000)
Comin'
Home (2000)
Live
at 1966 Berkeley Blues Festival (2000)
Cajun
Swamp Music (1999)
Bayou
Bayou (1999)
In
New Orleans (1998)
Zydeco
Sont Pas Sale (1997)
I'm
Coming Home (1996)
On
Tour (1996)
We're
Gonna Party (1994)
Live
at St. Mark's (1988)
60
Minutes with the King of Zydeco (1988)
Bogalusa
Boogie (1987) * Sings the Blues (1987)
The
King of Zydeco (1985)
Live!
at the Long Beach & San Francisco Blues Festivals (1985)
Country
Boy Now (1984)
The
King of Zydeco Live at Montreux (1984)
I'm
Here! (1982)
Live
at San Francisco Blues Festival (1982)
Blues
& Zydeco (1981)
Boogie
'n' Zydeco (1980)
Bayou
Soul (1979)
Clifton
Chenier & His Red Hot Louisiana Band in New Orleans (1979)
Clifton
Chenier and His Red Hot Louisiana Band (1978)
Cajun
Swamp Music Live (1978)
Frenchin'
the Boogie (1976)
Bogalusa
Boogie (1975)
Out
West (1974)
Clifton
Chenier Live (At a French-Creole Dance) (1973)
- Je craque pour l'Ouvrage que j'ai lu ces jours derniers, de N. Esterolle. Pour écrire à ce propos, plutôt que blablater, j'ai puiser amplement dans le livre de la Dame... Puis le Cpt Beefheart car ne pas oublier qu'aussi il peignait !
Virus Pigloù.
À propos de l'ABC de
l'art dit contemporain de Nicole Esterolle.
Je n'ai jamais été un
adepte de l'art contemporain, ayant toujours pensé qu'il. s'agissait
surtout de « créations », de « performances »
basées sur des concepts qui relève de la fumisterie, de la farce
facile et de goûts douteux comme le sont les calembours et les
mauvais jeux mots ; cela fait rire à peine trente secondes puis
à la suite rien, plus rien... Sauf que cela coûte beaucoup aux
contribuables. Je n'ai jamais cru qu'il était possible que je sois
capable d'apprécier un livre de plus de 200 pages sur l'art
contemporain et pourtant qu'elle n'est pas ma surprise avec l'Ouvrage qui vient de paraître, de Nicole Esterolle : ABC de l'art
dit contemporain dont je vous
livre l'introduction de la quatrième de couverture de l'auteur pour
présenter son travail : Cet ouvrage est un remède
reconstituant, régénérant, reconstructif, pour panser les plaies
encore vives résultant de quarante années de « déconstruction »,
de « burénisation », de « désartification »
systématique de l'art et de persécution de la peinture, menée par
un appareil d'Etat de type totalitaire et d'émanation
bureaucratico-financière. Il apportera informations et éléments de
réflexion, de façon aussi ludique et roborative que possible...
Cet 'horrible' Travail est pour nous remarquable car il ne fait pas que dénoncer, puisqu'en effet au final, il offre et propose aux lecteurs un fichier de 2
500 noms d'artistes qui selon Nicole Esterolle sont injustement
méprisés par la doxa d'Etat, et elle propose une liste qui permet
d'aller à la découverte toujours surprenante de chacun d'eux en
« tapant » son nom sur Google. Elle propose aussi à tout
lecteur qui lui en fait la demande par mail, nicole.esterolle@yahoo.fr ,
de lui envoyer par Wetrabsfer le fichier où il pourra trouver les 2
500 images des œuvres de la totalité des artistes. Elle invite enfin à chacun de ces lecteurs, ce qu'à quoi NOUS désirons
contribuer, de participer à la diffusion de ce document en le
réexpédiant lui-même par Wetransfer à son réseau d'amis.
À
savoir, aussi que Nicole Esterolle chez le même éditeur
Jean-Cyrille Godefroy [www.editionsjcgodefroy.fr]
a déjà publié un premier ouvrage, en 2015 : La
bouffonnerie de l'art contemporain.